Partager l'article ! Après l'effort, le réconfort: Bien le bonjour mes chers amis naturalistes! Après le petit camp chez les Bretons, mo ...
Bien le bonjour mes chers amis naturalistes!
Après le petit camp chez les Bretons, mon été a été pour le moins chargé et physique. Dès le 15 j'ai repris le boulot (élagage), job tant physique qu'intéressant mais je ne suis pas là pour vous faire mon planning de vacances mais bien, évidement pour vous faire partager d'étonnantes observations naturalistes! Donc, 17 juillet 2010, commune de Pont St Martin. Arrivée 8h15 sur le chantier, une grande peupleraie au bord de l'Ognon: programe: abatage de 30 peupliers pour pouvoir aménager ce superbe coin pour les pêcheurs. La journée est rude, la sueur dégouline de nos fronts cuisants, les arbres tombent les uns après les autres, les troncs s'entassent, les copeaux des branches formes un moelleux matelas sous nos pas fatigués et le soleil fait son trajet dans un ciel bleu sombre... Les doigts endoloris, les bras ballants, le dos douloureux et les habits collants, le dernier peuplier tombe dans un fracas et le bois mort vole en éclat; on ne perd pas de temps, chacun a son poste, les tronçonneuses rugissent, le broyeur gronde, l'arbre disparaît en peu de temps, seule la souche reste, déchirée, tel un étendard après une bataille meurtrière.
Puis le vacarme mécanique cesse, le matériel est rangé, on vide les bouteilles d'eau et on fait un dernier tour pour admirer le travail de la journée; c'est à ce moment là que mon patron m'appelle (tant patron qu'ami d'ailleurs) et me dit qu'il à trouvé une sorte de capricorne bleu... je fais un bond et en quelques foulées je suis à son niveau: sur son bras court ce magnifique insecte noir aux taches bleues plus fin, plus élégant qu'un capricorne, c'est grandes antennes articulées, se balancent avec panache et grâce et les élytres du longicorne effarouché ne cessent de s'entrouvrir frénétiquement, laissant entrevoir de petites ailes transparentes et nervurées.
Cet être d'azur et de jais n'est autre que la mythique Rosalie des Alpes, la Rosalia alpina, le fleuron de la venise verte, si cherché par ceux désirant à ce repaître de la beauté infuse, des chefs d'oeuvres de la nature. Elle était là, devant moi, celle que je ne croyais jamais voir, celle que je considérant comme l'inaccessible, la chimère. J'étais euphorique et je buvais sa splendeur, voici quelques gouttes du breuvage de la contemplation.
Robin
Rah !!! Chanceux !!! :D Elle a l'air tellement belle !! =D
Super texte et super photos ! :D
Merci bien^^, pour les photos, ce sont les dernières de mon appareil, je l'ai perdu dans les Pyrénées orientales, emportant avec lui de magnifiques photos de sauterelles et criquets incroyables, des panorama de l'ascention du Mt Canigou, les éclosions de Samia cynthia avant de partir... Je suis tout de même dégouté!
Mais, ayant travaillé durement cet été pour mon permis mais aussi pour un autre appareil, je m'en vais cette semaine prospecter dans les magasins de photographie et fnac; finallement je me prendrais surement un reflex, mais rien n'est décidé...
Raaahh la pure chance !!! Superbes photos ! Et trsè jolie texte !
Très joli texte pardon